Les nouveaux métiers du digital (et du marketing digital)

Élodie Daubié
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Le digital est un domaine en constante évolution, et les métiers qui entrent dans son spectre le sont tout autant. Des métiers actuels, populaires de par leur lien avec la technologie et très prisés par les jeunes et les personnes en reconversion professionnelle notamment. La raison à cela : entraînées dans une spirale concurrentielle sans précédent, les entreprises recherchent désormais des profils qualifiés sur les outils digitaux, notamment capables de maîtriser le marketing digital, pour les aider à gagner en attractivité, en popularité et en visibilité sur Internet.

Le digital occupant désormais une place prépondérante dans le monde du marketing, de nouveaux concepts ont vu le jour et pris en importance au fil des années. On pense notamment à la notion de Big Data, au marketing automation, parmi tant d’autres que nous allons décortiquer avec vous dans cet article.

Quels sont les métiers nés du digital qui cartonnent ?

Les métiers techniques liés au digital

Vous le savez autant que nous, l’informatique a une place essentielle dans le bon fonctionnement d’une entreprise qui repose, de près ou de loin, sur le digital. Pour se développer en ligne, il est important de créer un site internet performant. Et pour cela, nombreuses sont les entreprises qui mettent en place un pôle informatique au sein de leurs équipes, afin de traiter les missions techniques et digitales en interne.

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Développeur·euse web et mobile

Avec la croissance rapide de la technologie que nous avons vécue en ce début de siècle, les téléphones mobiles, smartphones et tablettes sont devenus des parties intégrantes à notre quotidien. Nous les avons toujours à la main, ou du moins à proximité, pour rester en contact avec le monde qui nous entoure.

Près d’un tiers du trafic sur les sites e-commerce sont effectués sur mobile. L’expérience de navigation doit être optimale pour s’assurer que la personne passe à l’achat, et ne se dirige pas vers la concurrence.
Pour garantir cela, le métier de développeur·euse web et mobile (les deux sont très liés) est central. Il est le garant de la performance du site et de ses résultats commerciaux. Des connaissances complémentaires en UX et UI design sont également valorisées chez ce type de profil, pour que tout élément du site mobile tende vers l’objectif choisi par l’entreprise.

Aujourd’hui, c’est de l’ordre de l’obligation : un site doit être adapté sur mobile, responsive et le chargement d’une page ne doit pas être trop long. La clientèle a développé une telle impatience et de telles attentes en rapidité et fluidité de parcours d’utilisation, suite au développement du mobile, que s’en passer revient à se mettre en porte-à-faux.

Data miner

Un métier du digital qui ne parle peut-être pas à tout le monde. La ou le Data miner est une personne chargée de dénicher des données pertinentes sur les canaux marketing d’une entreprise. Son rôle est de constituer, structurer et exploiter des bases de données afin de faire ressortir les KPI pertinents pour la stratégie de la marque et du support étudié. Il peut s’agir d’étudier le comportement des personnes qui visitent le site web, d’analyser une séquence de mails par le prisme des retours obtenus, etc.

Des capacités d’analyse de données sont, bien entendu, requises pour devenir data miner, ainsi que la maîtrise des outils et techniques statistiques utilisés par l’entreprise. Elle ou il doit également disposer d’une certaine culture commerciale et économique et connaissance des métiers du marketing pour savoir quelles informations retenir et partager au reste de l’équipe marketing.

Data analyst

La ou le Data analyst peut être vu·e comme partenaire des data miners. En effet, ce métier digital consiste à rendre les données récoltées exploitables pour le reste de l’équipe marketing et à répondre à des questions posées par l’entreprise. “Tiens, il me semble que notre newsletter marche moins bien ce mois-ci. Vérifions cela en regardant les chiffres pour essayer de savoir pourquoi.” Cette analyse des données peut notamment servir en marketing pour comprendre les client·e·s et définir des personas précis à cibler par l’entreprise et des actions à mener.

Les data analysts ont donc pour mission d’interpréter les données d’une source unique pour en sortir des observations business utiles sous forme de reporting. Cette traduction peut notamment prendre la forme de rapports visuels.

En tant que data analyst, il est nécessaire de posséder des compétences informatiques, notamment la maîtrise de langages de programmation et de logiciels tels que Excel. Avoir un attrait pour les chiffres et les statistiques est important, au même titre qu’avoir des facultés rédactionnelles, afin de pouvoir créer des rapports fluides et compréhensibles.

Une facilité à vulgariser les problèmes techniques et à apporter une vision homogène des tendances observées sont attendues pour ce profil de métier.

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Data scientist

Les data scientists sont les expert·e·s du Big data. Parmi les trois profils présentés comme métiers techniques du digital, c’est le métier le plus global de tous. C’est également celui qui a le plus de responsabilités.

En plus de compétences en ingénierie logicielle indispensables, sa vision doit être plus large : elle rassemble un maximum de données brutes (concernant la clientèle, les prospects, les leads, etc.), issues de différentes sources et les connecte entre elles. Son rôle est également de savoir se poser des questions et identifier des axes pour améliorer les performances globales de l’entreprise.

En comparaison aux data analysts, ce profil a une meilleure connaissance des problématiques métier qui composent l’entreprise, ce qui lui permet de présenter plus précisément les données récoltées et conclusions aux pôles concernés, mais également de les orienter vers de nouveaux angles d’action (création d’un produit, d’un service, d’un pôle, etc.).

Les métiers du marketing digital

Les nouvelles technologies ont profondément révolutionné nos manières de procéder en entreprise. Il nous faut désormais repenser nos approches du public et de la concurrence, afin de nous adapter à l’évolution du marché et de la demande.

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Community manager

Le métier de Community manager (CM) est un métier du digital qui est devenu central pour toute entreprise. Son rôle est simple (sur le papier) : fédérer et animer une ou plusieurs communautés sur les réseaux sociaux. Que ce soit pour une marque B2C, une entreprise B2B, une personnalité, etc.

Son importance dans la communication et le marketing a pris en ampleur avec l’avènement du mobile et la multiplication des canaux sociaux à portée commerciale. Désormais, l’image de marque doit être travaillée car, dans un contexte de concurrence constante, les consommateurs et consommatrices doivent faire des choix. Et ces derniers peuvent être encouragés lorsqu’un attachement à la marque est créé, notamment via les réseaux sociaux. La ou le CM doit trouver le bon ton pour l’entreprise, créer du contenu sur les sujets pertinents pour la cible et maintenir une conversation continue avec l’audience.

Aujourd’hui très recherché, le métier de community manager demande de la rigueur, de la créativité et de la polyvalence pour divertir et fidéliser la communauté ainsi qu’attirer de nouvelles personnes.

Une de nos apprenant·e·s, Fiona, est d’ailleurs CM : voici un aperçu de son portrait pour en apprendre davantage sur son quotidien.

Content manager

Ce métier du digital est une savante combinaison de techniques de rédaction web et de marketing digital.

Les content managers conçoivent des stratégies pour optimiser les espaces d’expression de l’entreprise. Elles et ils définissent la stratégie éditoriale des marques sur le web et le ton des contenus rédigés pour que le message reste pertinent.

Leur travail se fait en étroite collaboration avec les responsables de communication et community managers, pour harmoniser le contenu à destination de la clientèle. Les content managers élaborent également des stratégies d’e-réputation, et développent les contenus à publier sur différents canaux dans un but d’acquisition et/ou de fidélisation, tout en gardant un œil constant sur la ligne rédactionnelle de la marque.

Responsable SEO

La ou le responsable SEO (aussi dit·e SEO Manager) est au front de la stratégie marketing sur les moteurs de recherche et sur les contenus SEO. Son travail consiste en l’optimisation des supports web de l’entreprise. Elle ou il audite les pages du site à la recherche d’axes d’amélioration du référencement naturel. Ses objectifs, in fine, sont d’augmenter la visibilité et la notoriété de la marque, pour générer plus de trafic et atteindre les objectifs du site web.

Et ce sont les robots crawlers de Google qui vont évaluer la qualité du contenu mis en ligne par la ou le responsable SEO et son équipe. Les données aident à corriger et diriger les différentes actions menées.

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Sachant que plus de 90% du trafic web est effectué depuis Google et que 80% des clics se font sur les trois premiers résultats de la page 1, le rôle des responsables SEO est loin d’être minime. La bataille du référencement naturel est rude pour atteindre ce podium.

Clément en sait quelque chose : il est notre expert SEO et intervient notamment dans notre formation WordPress, où il est ravi de vous aider sur ces questions complexes aux premiers abords.

Social media manager

La ou le social media manager, c’est la personne qui pilote la stratégie de communication d’une entreprise sur les réseaux sociaux. À ses côtés, et sous sa responsabilité, on retrouve la ou le community manager qui applique cette stratégie éditoriale à la lettre.

Au quotidien, elle ou il prend en charge la bonne e-réputation de la marque, la gestion des influenceur·euse·s qui gravitent autour, l’imagination et la création de leviers d’acquisition et celle de rapports chiffrées sur les actions menées. En plus de cela, les social media managers réalisent une veille constante des dernières tendances du web.

Ce métier ressemble à celui de community manager, on vous l’accorde. Cependant, il engage plus de responsabilités (la gestion d’une équipe notamment) et requiert de solides compétences analytiques et relationnelles.

Les métiers créatifs liés au digital

Webdesigner

La tâche principale de la ou du webdesigner, un métier créatif dans une profession numérique, est de créer des éléments graphiques que l’on va retrouver sur un site internet. Cela peut prendre la forme de bannières, d’icônes et d’illustrations, mais aussi (et surtout) de toute l’organisation des pages. La structure du site et la façon dont on navigue dessus.

Rien de tout ceci ne doit être laissé au hasard si on souhaite proposer à notre audience une expérience agréable et efficace.

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Les webdesigners se doivent, bien sûr, de respecter la charte graphique de l’entreprise lors de la création de maquettes puis l’intégration en ligne, et ont une pensée constante pour l’utilisateur·rice.

Nous avons pu interviewer Claudia sur sa pratique du métier de webdesigner depuis l’étranger (une île proche de Venise, pour vous donner une idée).

Mais revenons-en à notre présentation des webdesigners. Vous vous l’êtes peut-être dit, mais c’est un métier proche de l’UX designer. Celui-ci se spécialise dans l’optimisation de l’expérience des visiteurs et visiteuses d’un site web, en simplifiant l’utilisation de leur interface. Cela passe donc par des étapes d’identification des problèmes que l’audience pourrait rencontrer sur son parcours, et leur résolution. C’est un métier qui peut se déplacer en dehors du digital, pour améliorer des produits et services.

Pour ce qui est du métier de webdesigner, la maîtrise d’outils de création comme Figma, Adobe XD ou encore Illustrator, et les veilles digitales concurrentielles régulières sont essentielles afin de rendre le site web le plus performant possible.

Copywriter

Le rôle d’un·e copywriter est de créer du contenu écrit qui répond à un objectif propre à l’entreprise. Nous parlons ici de vendre, de faire participer à un concours, d’inviter à la prise de contact, etc. Pour pousser à l’action, différentes approches peuvent être adoptées : la vulgarisation de concepts complexes, la démonstration d’empathie envers l’audience, l’appel à des émotions fortes ou la création d’identification. Nécessitant peu de matériel, la ou le copywriter web peut travailler partout tant qu’elle ou il dispose d’un ordinateur et d’un logiciel de traitement de texte. Un métier proche mais différent du rédacteur web dans ses objectifs.

À la croisée d’observations sociologiques et d’actions marketing, la ou le copywriter utilise un langage émotionnel et persuasif pour écrire des textes publicitaires, créer les contenus textuels des pages de vente, rédiger des emails promotionnels, mettre en place des landing pages, etc.
Et toutes ces actions doivent être orientées par un objectif : souvent celui de vendre. Par le travail des copywriters et celui des webdesigners, les consommateur·rice·s sont incité·e·s à agir.

Pour ce travail, des qualités créatives, un esprit stratégique et une bonne capacité rédactionnelle sont nécessaires, afin de produire des contenus intéressants autant pour le lectorat que pour les moteurs de recherche (car, ici aussi, le SEO importe).

Monteur·euse vidéo

La démocratisation du métier de monteur·euse vidéo nous vient directement de la popularisation de plateformes de vidéo comme Youtube. C’est un métier qui consiste en l’assemblage de séquences vidéo (de “rushs”) en fonction d’un script, afin de produire un contenu dynamique. Bien entendu, derrière celui-ci se cachent des objectifs stratégiques.
C’est un métier digital extrêmement varié car les sujets sont infinis : on peut imaginer monter une recette de cuisine, les coulisses d’un événement ou une publicité chargée en émotions.

Et les méthodes de montage sont également diverses. La ou le monteur·euse vidéo doit donc être créatif·ive et dynamique afin de s’adapter à chaque contexte, ambiance ou aux actions, sur chacun de ses projets. La rigueur est également de mise pour interpréter et associer les rushs avec attention, tout comme la résilience : on parle ici de rester des heures devant son logiciel de montage, en tenant compte des délais de rendu souvent courts.

Cela dit, c’est un métier riche en création et en technicité, qui va être amené à se développer, alors que toutes les plateformes sociales se convertissent unanimement à la vidéo.

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Bien que nouveaux, ces métiers liés au digital et au marketing n’ont donc pas fini de se transformer, en parallèle des technologies qui nous entourent. Au fil des années, ils nous ont montré leur potentiel d’évolution et d’attractivité sur le marché de l’emploi, et la route est encore longue.

Nous pourrions bien observer prochainement l’émergence de nouveaux métiers, dans des domaines dont nous n’imaginons même pas encore l’existence. Chez Digi Atlas, nous avons hâte de voir tout cela, et d’apprendre, toujours plus, du monde qui se construit grâce au digital.

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