Si l’on parle autant d’IA et d’automatisation aujourd’hui, ce n’est pas parce que tout le monde manque soudainement de compétences techniques. C’est surtout parce que nos journées sont devenues fragmentées, découpées en dizaines de micro-tâches qui grignotent notre attention sans que l’on s’en rende compte.
On a l’impression de manquer de temps, alors qu’en réalité, on passe surtout beaucoup de temps à refaire les mêmes actions, à déplacer de l’information, à vérifier, à copier, à relancer. Ce travail invisible fatigue plus qu’il ne crée de la valeur.
Se former à ces sujets, et notamment à l’automatisation no code, n’est donc pas une question de technologie, mais de manière de travailler. Et c’est précisément là que les choses deviennent intéressantes.
On ne perd pas du temps, on le répète
Le problème n’est pas le temps que prennent certaines tâches, mais le nombre de fois où on les répète. Répondre aux mêmes questions, saisir les mêmes informations dans plusieurs outils, faire les mêmes vérifications, relancer manuellement… prises individuellement, ces actions semblent anodines. Mais accumulées, elles forment une grande partie de nos journées.
Ce qui rend ces tâches particulièrement coûteuses, ce n’est pas leur durée, mais leur impact cognitif. Elles interrompent la concentration, forcent à se replonger dans un contexte, et empêchent de rester longtemps sur des sujets à forte valeur ajoutée. On passe alors d’une tâche à l’autre, avec cette sensation permanente de ne jamais vraiment avancer.
C’est ici que l’automatisation et le no code changent profondément la manière de travailler. Non pas en supprimant le travail, mais en supprimant la répétition inutile. Automatiser, ce n’est pas faire faire le travail à une machine à sa place, c’est décider une fois ce qui doit se passer, plutôt que de le décider à chaque fois.
En fait, l’automatisation n’est pas une compétence technique de plus à ajouter à son CV. C’est une compétence de lecture du travail : comprendre où le temps se perd, pourquoi il se perd, et comment éviter qu’il se perde encore demain. Et c’est souvent cette prise de conscience, plus que les outils eux-mêmes, qui transforme durablement la façon de travailler.
À lire sur le sujet : pour comprendre ce qu’est le no code et pourquoi tout le monde en parle
Automatiser, ce n’est pas déléguer à une machine
Quand on parle d’automatisation, l’image qui vient souvent en tête est celle d’un système qui “fait à la place”. Comme si le travail disparaissait, remplacé par une suite de règles exécutées sans intervention humaine. En réalité, l’automatisation ne supprime pas le travail : elle déplace la décision.
Automatiser, c’est décider une fois pour toutes ce qui doit se passer dans une situation donnée, au lieu de prendre la même décision à répétition. Là où l’on cliquait, copiait, vérifiait ou relançait, on formalise un enchaînement logique.
C’est aussi là que l’IA intervient. Elle ne “travaille” pas à votre place, elle assiste. Elle classe, reformule, détecte, suggère. Elle accélère certaines étapes, mais elle ne remplace ni la compréhension du contexte, ni le sens donné à l’action.
On imagine une perte de contrôle, alors qu’il s’agit en réalité de reprendre la main sur ses processus. Une automatisation bien pensée ne retire pas de liberté : elle en crée, en libérant de l’espace mental pour les décisions qui comptent vraiment.
C’est pour cette raison que le no code est si intéressant. Il permet de construire ces logiques sans dépendre d’un langage technique. L’enjeu n’est pas de savoir coder, mais de savoir décrire clairement ce que l’on fait et dans quel ordre. Autrement dit, de comprendre son propre travail.
Notre recommandation à suivre : Underscore, et notamment sa dernière vidéo sur l’automatisation. Un compte qui explique des notions simplement, comme un documentaire !
Ce que les outils ne feront jamais à votre place
L’IA, l'automatisation et le no code donnent parfois l’illusion que tout peut être réglé par un bon outil. Qu’il suffirait de connecter quelques applications, de lancer un scénario, et que le reste suivrait naturellement. En pratique, c’est rarement ce qui se passe.
Ce que les outils ne feront jamais à votre place, c’est comprendre ce qui mérite d’être automatisé. Ils exécutent ce qu’on leur demande, mais ils ne savent pas distinguer une tâche utile d’une tâche inutile. Automatiser un mauvais process ne le rend pas meilleur : il le rend simplement plus rapide… et plus difficile à corriger.
Ils ne feront pas non plus le travail de priorisation. Décider ce qui a de la valeur, ce qui doit rester humain, ce qui peut être standardisé, relève d’une réflexion métier, pas d’une fonctionnalité.
Autre point : les outils ne savent pas poser de cadre. Ils n’expliquent pas pourquoi une action existe, ni à quoi elle sert dans l’ensemble. Sans vision globale, l’automatisation devient une succession de réactions techniques, sans sens.
En réalité, les outils sont très performants pour exécuter.
Pour aller plus loin dans la découverte des outils : Make, Zapier, Notion… ces outils qui vous font gagner des heures chaque semaine
Apprendre à automatiser, c’est apprendre à mieux travailler
Quand on commence à s’intéresser sérieusement à l’automatisation, on se rend vite compte d’une chose : ce ne sont pas les outils qui posent problème. C’est la manière dont on travaille déjà.
Automatiser oblige à se poser des questions que l’on évite souvent au quotidien :
Pourquoi est-ce que je fais cette action ?
C’est souvent la première claque.On clique, on copie, on vérifie… parce qu’on a toujours fait comme ça. Sans vraiment savoir pourquoi. L’automatisation force à mettre des mots sur ces habitudes, à comprendre à quoi sert réellement chaque étape.
Et très souvent, on réalise que certaines actions n’existent que pour compenser une mauvaise organisation ou un outil mal utilisé.
Qu’est-ce qui mérite vraiment mon attention ?
Toutes les tâches ne se valent pas. Certaines demandent du jugement, de l’adaptation, de la relation humaine. D’autres sont mécaniques, prévisibles, répétitives.L’automatisation et le no code ne font pas ce tri à votre place, mais ils vous obligent à le faire.
C’est là que le travail commence vraiment à changer. On ne cherche plus à remplir ses journées, mais à protéger son attention. Ce qui peut être standardisé l’est. Le reste retrouve de la place.
Ce que je fais est-il clair… même pour moi ?
Automatiser suppose de rendre son travail explicite. De décrire ce qui se passe, dans quel ordre, avec quelles règles. Et ce simple exercice met souvent en lumière un problème plus profond : beaucoup de choses ne sont pas aussi claires qu’on le pensait.
Moins de charge mentale, plus de continuité
Le vrai bénéfice de l’automatisation ne se mesure pas en minutes gagnées, mais en continuité retrouvée. Ne plus penser à relancer, vérifier, transmettre libère de l’espace mental. On peut rester concentré plus longtemps, sans être interrompu par des micro-décisions permanentes.
Pourquoi se former plutôt que bricoler seul·e ?
Quand on découvre l’automatisation, la tentation est forte de tester seul·e. Un outil par-ci, un scénario par-là, un tuto entre deux réunions. Et au début, ça fonctionne. Jusqu’au jour où tout devient… fragile.
Les automatisations mal pensées ont un point commun : elles sont souvent construites pour aller vite, pas pour durer. On connecte des outils sans vraiment réfléchir au fond du processus, on empile des règles, on ajoute des exceptions. Petit à petit, ce qui devait simplifier le quotidien devient une usine à gaz silencieuse, que plus personne n’ose toucher de peur de tout casser.
Se former à l’IA, à l’automatisation et au no code permet justement d’éviter ce piège. En apprenant à penser proprement, à poser des règles, à concevoir des automatisations lisibles et robustes.
C’est exactement dans cette logique que nous avons conçu notre nouvelle formation, Maîtriser l’automatisation et le no code grâce à l’IA.
Elle promet de découvrir plus d’outils (Zapier, Make, n8n), une méthode, des usages et une approche pédagogique pensée pour des profils non techniques.
100% et finançable, cette formation a été pensée pour celles et ceux qui veulent arrêter de bricoler, structurer leur manière de travailler et reprendre le contrôle sur leur organisation quotidienne.
Parce qu’au fond, se former, ce n’est pas devenir plus technique. C’est devenir plus maître de son temps, de ses process et de son énergie.



