Pour trouver des clients en tant que copywriter freelance, il faut des références. Pour avoir des références, il faut des clients.
Un client qui veut recruter un·e freelance prend un risque. Il va confier la communication de son entreprise, de ses produits, de sa marque à quelqu'un qu'il ne connaît pas. Ce qu'il cherche à travers les références, c'est une preuve que vous savez faire ce que vous dites savoir faire, et que travailler avec vous ne sera pas une mauvaise expérience.
Presque tous les copywriters freelances qui travaillent aujourd'hui ont un jour démarré sans références, sans portfolio et sans réseau. Voici ce qu’il faut faire.
Construire un portfolio sans avoir eu de clients
Créer des cas pratiques fictifs ou autoproduits
Personne ne vous oblige à avoir travaillé pour quelqu'un pour avoir un portfolio. Vous pouvez créer des exemples de travail sur des marques sans mentionner que c'est un exercice, ou sur des marques fictives que vous construisez vous-même pour l'occasion.
On vous explique : choisissez trois ou quatre secteurs qui vous intéressent ou qui correspondent aux clients que vous voulez cibler. Rédigez une page de vente, une séquence d'emails, une série de posts LinkedIn, ou une fiche produit pour chacun. Présentez ces éléments dans un document propre avec un contexte : quel était l'objectif, quelle était la cible, quel angle vous avez choisi et pourquoi.
Ce type de portfolio dit quelque chose d'important sur vous : vous avez réfléchi à une stratégie, vous avez fait des choix éditoriaux, et vous êtes capable de les expliquer. C'est souvent ce qui intéresse un client.
Retravailler des pages existantes
Une autre approche qui fonctionne très bien : prenez une page de vente, un email ou une fiche produit d'une vraie entreprise qui laisse à désirer, et réécrivez-la. Mettez les deux versions côte à côte avec vos explications : ce qui ne fonctionnait pas dans l'original, ce que vous avez changé, et pourquoi.
C'est un exercice qui prouve plusieurs choses en même temps : vous savez lire un texte de façon critique, vous savez identifier ce qui bloque la conversion, et vous savez produire une meilleure alternative.
Les projets pour des associations ou des proches
Si vous connaissez des gens qui lancent un projet, une association, une petite boutique en ligne… proposez votre aide gratuitement ou à un tarif symbolique en échange du droit d'utiliser le travail dans votre portfolio et d'un témoignage.
La règle : faites-le une ou deux fois maximum, sur des projets qui correspondent vraiment à vos cibles futures, et traitez ces missions avec le même sérieux que si le client payait plein tarif.
Trouver ses premières missions sans attendre que les clients viennent à soi
Les plateformes freelance
Ce qui fait la différence sur ces plateformes quand on n'a pas encore de références :
- un profil très précis sur ce que vous faites et pour qui
- des exemples de travail même autoproduits
- un tarif légèrement en dessous du marché pour les premières missions, juste le temps de générer des avis.
Un point important : évitez de vous positionner comme "copywriter généraliste". Les clients sur ces plateformes cherchent quelqu'un qui comprend leur secteur ou leur problème spécifique. "Copywriter spécialisé en pages de vente pour les formateurs en ligne" ou "copywriter pour les boutiques e-commerce Shopify" est beaucoup plus efficace qu'un profil qui fait tout pour tout le monde.
La prospection directe
Beaucoup de copywriters freelances débutants attendent que les clients viennent à eux. Ils publient sur LinkedIn, créent un site, s'inscrivent sur Malt, et attendent. Ça peut fonctionner sur le long terme. Sur le court terme, c'est rarement suffisant.
La prospection directe (contacter des entreprises ou des créateurs·rices que vous avez identifiés et à qui vous pourriez apporter quelque chose) est souvent ce qui débloque les premières missions.
Comment prospecter sans faire fuir :
- Choisissez des cibles précises dont vous connaissez l'activité
- Lisez leurs contenus, leurs pages, leurs emails
- Identifiez quelque chose que vous pourriez améliorer.
- Et contactez-les avec un message court qui dit : voilà ce que j'ai remarqué, voilà ce que ça pourrait donner si on travaillait ensemble, voilà pourquoi je pense être la bonne personne pour ça.
C'est une démonstration de compétence déguisée en prise de contact. Et ça fonctionne parce que ça montre immédiatement que vous avez fait le travail de comprendre leur activité avant de les contacter.
Ce qui fonctionne sur LinkedIn : publier régulièrement des analyses de textes existants en commentant une accroche publicitaire, en décortiquant une page de vente, en expliquant pourquoi un email vous a donné envie de cliquer.
Ce type de contenu prouve votre expertise de façon visible, attire les personnes qui ont besoin de vos compétences, et construit progressivement une réputation dans votre secteur.
Optimiser votre profil pour qu'il parle à vos clients cibles. Titre précis, section "À propos" qui explique ce que vous faites pour qui, exemples de travail en pièce jointe si possible.
Et interagir avec les contenus des personnes que vous voulez avoir comme clients. Pas des "super post !" mais des commentaires qui apportent quelque chose.
Pour vous aider : Social selling : définition, méthode et comment l'appliquer sur LinkedIn
Ce qui fait vraiment la différence sur la durée
L'expérience client au-delà du texte
Un client qui travaille avec un copywriter freelance ne paie pas juste pour un texte. Il paie pour une expérience : la facilité de la collaboration, la réactivité, la capacité à comprendre ses enjeux rapidement, la proactivité dans les retours et les suggestions.
Sur les premières missions, soignez autant l'expérience de travail que le livrable. Reformulez le brief pour vous assurer d'avoir bien compris avant de commencer, livrez avec une note d'intention qui explique vos choix, proposez des variantes si vous avez des idées supplémentaires, répondez vite, soyez facile à relancer.
Se spécialiser dès que possible
Le généraliste est le profil le plus difficile à vendre quand on débute. Plus vous êtes précis sur ce que vous faites et pour qui, plus vous êtes facile à choisir pour un client qui a un besoin spécifique.
Cette spécialisation peut être thématique (le copywriting pour les SaaS, pour les coachs, pour les boutiques e-commerce) ou typologique (les pages de vente, les séquences email, le contenu LinkedIn). Idéalement les deux.
Ce n'est pas une décision définitive. Vous pouvez changer de spécialisation en cours de route. Mais avoir un positionnement dès le départ accélère considérablement l'acquisition des premières missions.
Continuer à se former pendant qu'on développe son activité
Le copywriting s'apprend sur le terrain, mais pas uniquement. Les copywriters qui progressent le plus vite sont ceux qui combinent la pratique avec des bases théoriques : les mécaniques de persuasion, la psychologie de l'acheteur, les structures qui fonctionnent selon les formats.
C’est justement ce qu’on apprend à nos apprenants dans notre formation pour maîtriser le copywriting.
Pas juste les techniques d'écriture, mais la compréhension des mécanismes qui font qu'un texte convainc, applicable immédiatement sur des missions.
Une formation certifiante, éligible aux financements, pensée pour les personnes qui veulent se lancer ou se reconvertir dans le copywriting.



