Make c’est quoi ? Découvrir l’automatisation en mode visuel

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On entend de plus en plus parler de Make. Mais si vous n’avez jamais vraiment exploré l’automatisation, vous pouvez vous demander “Make c’est quoi au juste ?” Est-ce juste un outil parmi d’autres, ou une vraie révolution pour gagner du temps dans votre organisation ?

Dans cet article, on va voir ensemble à quoi sert Make, comment il se distingue, et surtout pourquoi il peut devenir vraiment utile pour des professionnel·les qui veulent sortir de la perte de temps et se concentrer sur ce qui compte vraiment.

Make c’est quoi et à quoi ça sert ?

Make est un outil d’automatisation visuel et no-code. Concrètement, ça veut dire que vous pouvez créer des “scénarios” qui déclenchent des actions entre plusieurs applications… sans écrire une ligne de code. Vous assemblez des blocs, comme dans un schéma, et Make s’occupe d’exécuter chaque étape à votre place.

Le cœur de Make, c’est d’automatiser des tâches répétitives qui prennent du temps et qui ne demandent pas forcément de l’intelligence humaine.

Par exemple :

  • Récupérer automatiquement des données depuis un formulaire et les envoyer dans un tableau ou un CRM.
  • Envoyer un email ou une notification quand un événement se produit dans un de vos outils.
  • Synchroniser des informations entre différents logiciels qui, à la base, ne “se parlent” pas.
  • Gérer vos contenus ou vos calendriers sans avoir à faire plusieurs clics pour chaque mise à jour.

Ce qui fait la force de Make, c’est sa logique visuelle : on voit exactement ce que l’on met en place. Ça permet de comprendre ce que l’on automatise, d’identifier les points de friction et surtout de corriger rapidement une erreur si ça ne fonctionne pas comme prévu.

Pourquoi Make est différent des autres outils ?

Une automatisation que l’on voit (et que l’on comprend)

La première chose qui frappe quand on utilise Make, c’est son interface visuelle. Chaque automatisation prend la forme d’un scénario composé de modules reliés entre eux. On voit le chemin que suivent les données, du déclencheur jusqu’à la dernière action.

C’est rassurant, surtout quand on débute, et beaucoup plus simple à corriger si quelque chose ne fonctionne pas comme prévu.

Plus de liberté… mais aussi plus de responsabilités

Il offre une grande flexibilité. Il est possible d’ajouter des conditions, de filtrer des données, de créer plusieurs chemins selon les cas, ou encore de gérer des exceptions.

Mais cette puissance implique aussi une chose importante : Make ne fait pas les choix à votre place. Si le process est flou au départ, l’automatisation le sera aussi. C’est un outil qui fonctionne très bien… à condition de savoir ce que l’on veut automatiser et pourquoi.

Une logique orientée “process”

Là où certains outils se contentent de connecter deux applications, Make pousse à penser en processus. On ne se demande plus seulement “quel outil je connecte”, mais quelle suite d’actions logique doit se produire.

C’est souvent à ce moment-là que l’on se rend compte que l’automatisation est aussi un excellent prétexte pour repenser son organisation, simplifier certaines étapes et éliminer des actions inutiles.

Comment utiliser Make : le guide étape par étape

Étape 1 : partir d’une tâche répétitive

Make est particulièrement utile pour les tâches répétitives, prévisibles et structurées. Si une action est différente à chaque fois ou nécessite un jugement humain, ce n’est probablement pas un bon candidat.

Étape 2 : définir ce qui déclenche l’automatisation

Dans Make, tout scénario commence par un déclencheur. C’est l’événement qui dit à Make : “maintenant, tu peux agir”.

Cela peut être l’arrivée d’un nouveau formulaire, l’ajout d’un fichier, une nouvelle ligne dans un tableur, ou encore un événement programmé.

Étape 3 : ajouter les actions à automatiser

Une fois le déclencheur en place, il faut définir ce que Make doit faire. Chaque action correspond à un module : envoyer une information, créer un élément, mettre à jour une base de données, envoyer une notification…

L’avantage du mode visuel, c’est que chaque étape est visible et compréhensible. On sait exactement ce qui se passe, et dans quel ordre.

Étape 4 : gérer les règles et les cas particuliers

C’est ici que Make devient vraiment intéressant. Il est possible d’ajouter des filtres, des conditions ou plusieurs chemins selon les situations.

Par exemple : agir uniquement si une donnée est remplie, ou faire une action différente selon un type de formulaire. Make ne décide rien, mais il exécute parfaitement les règles que vous lui donnez.

Étape 5 : tester, activer, surveiller et ajuster

Vous devez avant tout tester chaque scénario pour vérifier que les données circulent correctement.

Une fois activé, un scénario doit être surveillé régulièrement pour s’assurer qu’il fonctionne toujours comme prévu.

À qui s’adresse Make… et à qui il ne s’adresse pas

Tout le monde n’a pas besoin d’automatiser, et tout ne mérite pas de l’être.

Make est particulièrement utile si…

Make s’adresse avant tout aux personnes qui utilisent plusieurs outils au quotidien et qui commencent à sentir que certaines tâches prennent trop de place.

C’est le cas par exemple pour :

  • les freelances et indépendant·es qui gèrent à la fois l’administratif, le marketing et la relation client,
  • les équipes marketing, communication ou opérations qui jonglent entre différents outils,
  • les entrepreneur·es qui veulent structurer leur organisation sans recruter immédiatement,

C’est un outil particulièrement intéressant quand il existe déjà un minimum de méthode.

Make peut devenir frustrant si…

À l’inverse, Make n’est pas toujours la meilleure option dans certaines situations.

Par exemple :

  • si vos process changent tout le temps ou ne sont pas encore définis,
  • si vous cherchez une solution “clé en main” qui décide à votre place,
  • si votre besoin est très simple et peut être géré directement dans un outil natif,
  • ou si vous souhaitez automatiser sans comprendre ce qui se passe derrière.

Make et l’automatisation : une nouvelle façon de travailler

Automatiser avec Make, c’est avant tout changer sa manière de travailler.

C’est prendre du recul sur ses habitudes. Avant même de créer un scénario, on est amené·e à se poser des questions : qu’est-ce qui mérite vraiment d’être automatisé ? où est-ce que je perds du temps inutilement ? Cette réflexion, à elle seule, améliore déjà l’organisation.

Mais pour tirer pleinement parti de ce type d’outil, une chose reste très importante : la méthode. Et c’est précisément pour vous accompagner sur ce point que nous lançons notre nouvelle formation : Maîtriser le no code et l’automatisation avec l’IA.

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